LE LIBAN


    Depuis la nuit des temps le Liban cultive l'équilibre dans la diversité. Modelé à l'image de sa géographie, où la mer et les montagnes s'épousent étroitement , il a connu paix et guerre, liberté et occupation, grandeur et décadence. De toutes ces péripéties, il en garde la marque gravée dans le roc, mais aussi dans la mémoire de son peuple.

    Riche de son passé mouvementé, il offre aujourd'hui au visiteur son hospitalité légendaire, ses sites touristiques, sa cuisine délicieuse. Mais de sa vraie nature, il révèle si peu.

    République indépendante depuis 1943, avec 10.452 km2 et plus de quatre millions d'habitants, le Liban a été au cours des siècles un lieu de rencontre de civilisations et de cultures aussi nombreuses que variées. Les vestiges qu'elles y ont laissés témoignent de ses capacités d'assimilation mais aussi de son originalité. Tous ceux qui ont connu ce pays, paisible ou déchiré, ont été conquis par sa beauté et l'accueil particulièrement chaleureux de son peuple.

    Des plaines côtières étroites où s'égrènent les plus importantes villes de l'antique Phénicie à l'imposante chaîne de l'Anti-Liban, les paysages se suivent mais ne se ressemblent pas. Notre itinéraire vous prendra de ville en village, de site en cité, d'une époque à une autre.

                           

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BEYROUTH

    Edifiée sur un promontoire rocheux du littoral, habitée depuis la plus haute antiquité, ville royale au cours du deuxième millénaire avant J.C.. Beyrouth était pendant longtemps éclipsé e par les villes plus puissantes de Tyr et de Sidon. Ce n'est qu'aux alentours de l'ère chrétienne, et plus particulièrement après avoir acquis le statut de colonie romaine vers 15 avant J.C. qu'elle connaît un véritable essor. Aux époques romaine et byzantine, elle se distingue par sa célèbre Ecole de Droit dont les professeurs et juristes ont collaboré à la rédaction du Code Justinien.

    Détruite par le terrible tremblement de terre de 551, Beyrouth ne s'en remet point. Un siècle plus tard, elle est conquise par les Arabes Musulmans. En 1109, la ville tombe aux mains des Croisés qui la conservent jusqu'en 1291, année de sa conquête par les Mamelouks. En 1516, entre les mains des Ottomans et connaît une période de grande prospérité sous le gouvernement de l'Emir Fakhreddine II. A la fin de la Première Guerre Mondiale, après le démembrement de l'Empire Ottoman, elle devient la capitale du Liban moderne.

    Beyrouth compte aujourd'hui plus d'un millions d'habitants et reste le pôle culturel et commercial du pays. La récente guerre du Liban (1975-1990), a détruit le cœur de la ville qui recèle les vestiges de son histoire antique et médiévale, obligeant ainsi les centres bancaires et commerciaux à se déplacer vers d'autres quartiers, voire vers d'autres localités.

    Un plan de reconstruction de la capitale devrait, en l'espace de 25 ans, transformer Beyrouth en une ville ultramoderne. Ce projet, qui couvre 1.800.000 mètres carrés, devrait intégrer un certain nombre de monuments historiques, tels que la Place des Martyrs, le Parlement et le Grand Sérail, ainsi que certains vestiges que les fouilles archéologiques pourraient mettre au jour.

                               

                               

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BYBLOS

    Dont les origines remontent au Néolithique, au cinquième millénaire avant J.C, et dont le vestiges se superposent jusqu'à l'époque médiévale, compte parmi les sites archéologiques les plus riches du pays. Ville très florissante sous la domination pharaonique au cours des 3ème et 2ème millénaires avant l'ère chrétienne, elle constituait un prestigieux centre commercial, religieux et culturel de la côte canaanéo-phénicienne.

    Byblos doit célébrité à son roi Ahiram dont le sarcophage, joyau du Musée National, porte la plus ancienne inscription phénicienne connue en alphabets modernes par le truchement du grec et du latin. Mais elle doit aussi sa célébrité aux " adonies ", fêtes que l'on célébrait dans l'antiquité en l'honneur d'Adonis, dieu de la végétation qui meurt en hiver et renaît au printemps.

    Détruite, comme tant d'autres, par le tremblement de terre de 551, Byblos se relève avec les Croisades et devient une importante seigneurie vassale du Comté de Tripoli dotée d'importants ouvrages militaires et religieux dont subsistent aujourd'hui le port, le château et l'église Saint Jean. Ville très modeste pour les Mamelouks et les Ottomans, elle ne devait retrouver une certaine importance qu'avec la guerre du Liban, lorsque les activités commerciales désertèrent Beyrouth pour essaimer dans les capitales régionales du pays.

    Située à 36 kilomètres du Nord de Beyrouth, Jbeil est aujourd'hui une ville active dont la vie s'organise autour du vieux Byblos avec ses cafés, ses restaurants, son port et ses vestiges archéologiques qui attirent de nombreux visiteurs.

                                           

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SIDON (Saïda)

    Les origines de Sidon se perdent dans la nuit des temps, mais son nom n'apparaît dans les textes qu'à partir du 14ème siècle avant l'ère chrétienne, où elle est mentionnée dans les célèbres " Lettres d'El-Amarna ". Entre la fin du sixième siècle avant J.C. et le milieu du 4ème, époque de la domination perse, Sidon connaît son véritable âge d'or. Aussi pour la récompenser de ses services maritimes rendus, les Perses y construisent de nombreux édifices et y établissent un célèbre parc zoologique. Sidon n'abandonna pas pour autant sa vocation de ville ouverte aux multiples influences culturelles de l'époque, tant égyptiennes que grecques. C'est d'ailleurs aux plus grands sculpteurs de la Grèce classique que le clergé d'Echmoun-Aslépios-Esculape, dieu principal de la ville, dont le temple est situé en dehors de son périmètre urbain, a  commandé l'exécution des plus belles œuvres qui font aujourd'hui la gloire du Musée National.

    Après sa révolte contre les Perses et sa destruction en 351 avant J.C., Sidon ne devait plus se relever. Mais lorsque Beyrouth fut détruite par le tremblement de terre de 551 de l'ère chrétienne, Sidon fut choisie pour y reloger la célèbre Ecole de Droit. Et ce n'est qu'au cours de l'époque des Croisades, entre 1110 et 1291, qu'elle acquiert un nouveau prestige en devenant une baronnie de Royaume Franc de Jérusalem.

    De cette époque, Sidon conserve le Château dit "de la Mer" qui garde le port et le Château Saint Louis, dit Château "de terre" qui domine une colline qui recèle les vestiges de l'ancienne ville sainte de la Phénicie.

    Des époques mamlouke et ottomane, Sidon conserve encore quelques vestiges : la Grande Mosquée construite sur les restes d'un édifice de l'époque des croisades, et un grand caravansérail, dit Khan El Franj (Hotel des Francs) construit par Fakhreddine II. Cet édifice témoigne de l'importance des relations économiques et culturelles entre l'Emir du Liban et les états de l'Occident.

    Située à 41 kilomètres au Sud de Beyrouth, Sidon joue aujourd'hui le
rôle de capitale administrative et économique du Liban Sud.

                                   

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TRIPOLI (Trablos)

    Située a 85 kilomètres au Nord de Beyrouth, elle est aujourd'hui, avec son port de transit international, le centre commercial et industriel du Liban Nord, et la deuxième ville du Liban.

    Fondée par les trois cités de Sidon, Tyr et Arados (Arwad), elle fut à l'époque perse le centre d'une confédération où les Phéniciens se réunissaient pour débattre de leurs affaires importantes.

    Depuis sa fondation, au 9ème siècle avant J.C., et jusqu'à la fin de l'époque des croisades, Tripoli, était sise sur la presqu'île d'Al-Mina (port). Mais après sa destruction par les Mamelouks en 1829, elle fut remplacée par une nouvelle ville, celle qui occupe actuellement l'espace dominé par la colline du Château de Raymond de Saint Gilles, fondateur de Comté de tripoli.

    La vieille ville conserve une centaine de monuments croisés, mamelouks et ottomans, qui font de Tripoli un véritable musée vivant. Parmi ses vestiges, il convient de signaler le Château qui, au cours de son histoire, a fait l'objet de nombreux travaux de restauration dont la dernière remonte au début du 19ème siècle. Sa grande mosquée et la mosquée de Taynal, construites avec des éléments empruntés à des monuments antiques croisés, ses nombreuses madrassas, ou école coraniques, ses hammams, ou bains publics, ses khans, ou établissements hôteliers et ses vieux bazars, qui donnent à la ville actuelle son charme oriental, attirent les visiteurs.

                                               

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TYR (Sour)

    Etait partagée dans l'antiquité en deux parties, l'une sur une île, l'autre sur la cote. Sa fondation remonterait au début du 3ème millénaire avant J.C., ville royale au cours du 2ème millénaire, elle ne connaît son âge d'or qu'à partir du 10ème siècle avant J.C., lorsque son roi Hiram, célèbre pour avoir aidé Salomon dans la construction du temple de Jérusalem, aménagea l'île et y fit construire deux ports et le temple de Melkart, dieu de la ville.

    Tyr fut réputée dans l'antiquité pour son industrie de verre transparent et la fabrication de la pourpre. Mais son épanouissement commercial et culturel qui l'amena a fonder Carthage, à créer un grand empire colonial en Méditerranée et à posséder la plus importante flotte commerciale et militaire de l'époque, devait lui attirer de nombreux ennuis de la part des royaumes puissants de la région.

    C'est ainsi qu'elle dut successivement affronter les sièges imposés par le babylonien Nabuchodonosor et le macédonien Alexandre le Grand. Ce dernier finit par en avoir raison en construisant une digue reliant la ville du littoral à la cité insulaire. La grande métropole de Phénicie ne devait se relever qu'au cours de l'époque romaine lorsqu'elle connut une importante activité urbanistique dont les vestiges ont été découvert et ont fait l'objet d'importants travaux de restauration. Il convient d'en citer l'hippodrome qui compte parmi les plus vastes de l'époque.

    Occupée par les Arabes musulmans en 636, puis en 1124 par les croises qui en firent une importante place forte du Royaume franc de Jérusalem et enfin en 1291 par les Mamelouks, Tyr ne joua aucun rôle notable sous les Ottomans.

    Tyr est située près de la frontière sud du pays à 75 kilomètres de Beyrouth. En 1984, l'importance de ses vestiges archéologiques incita l'UNESCO à inclure Tyr parmi les sites du Patrimoine mondial.

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BEITEDINE

    Perle d'architecture orientale. Au début du 19ème siècle, l'Emir Bachir qui régna sur le Liban pendant plus de 50 ans, fit bâtir ce magnifique palais à 43 kilomètres au sud-est de Beyrouth. Ses arcades, ses galeries et ses salles décorées par des artistes libanais, damascènes et italiens en font un chef-d'œuvre de l'architecture orientale. Dot
é d'un musée d'armes de bijoux et de costumes traditionnels, ce palais abrite un musée archéologique et une collection de mosaïques byzantines.


AANJAR

A quelques 58 kilomètres de Beyrouth est une résidence palatiale fortifiée construite au début du 8ème siècle par le calife omayyade Al Walid. Située sur la vieille route qui reliait la Béqaa à la Damascène, elle fut construite dans les environs d'un ancien fort nomm
é Gerrha, que les recherches historiques et archéologiques n'ont pas encore réussi à retrouver. Gerrha a cependant conservé son nom dans l'appellation actuelle de la ville, dont le nom signifie simplement la source de Gerrha (Aïn Gerrha).

Outre son plan qui rappelle celui des camps romains et ses deux voies se coupant à angle droit, la cit
é, entourée de ses puissants remparts, conserve encore les ruines de trois palais, de rues à portiques, de souks, de deux hammams et d'une mosquée.


JEZZINE

Jezzine est reconnue internationalement pour ses épées fabriqués à la main et pour d’autres coutellerie, faites de mosaïques incrustées et d’os. La coutellerie unique a été présentée comme cadeaux aux dignitaires du monde entier comme un souvenir unique du Liban.

Elle est la station primaire d’été du Sud du Liban. Elle est riche en beauté naturelle, avec des vallées et des sommets des montagnes boisées de pins. La ville est connue comme la «Ville des Cascades" en raison de ses célèbres cascades, les cascades de Jezzine.


CEDRE

C'est dans la région de Bécharré, au Liban Nord, que se trouvent aujourd'hui les vénérables survivants des cèdres du Liban qui couvraient autrefois les hauteurs du pays. Quelques centaines d'arbres centenaires se dressent a 2000 mètres d'altitudes à l'ombre du pic de Qornet el Sawda (3088m). Le temple et le palais du roi Salomon, tout comme les sarcophages et les barques solaires des pharaons, furent construit avec les bois des cèdres des forêts libanaises.

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BAALBEK

Un site grandiose. L'acropole de Baalbek dans la vallée de la béqaa, a 85 kilomètres à l'Est de Beyrouth, est un vaste ensemble architectural groupant des temples et des installations civiles de l'époque romaine. Cette acropole occupe le sommet d'un tell ou colline artificielle.

Des trois temples principaux, dédiés à Jupiter, Bacchus et Venus, seuls les deux derniers sont encore relativement bien conservés. Quand au grand temple de Jupiter, il conserve aujourd'hui 6 des 54 gigantesques colonnes qui entouraient jadis le sanctuaire, élevé sur un impressionnant podium, il est précédé d'une vaste cour rectangulaire où se dressent les autels de sacrifice. Cette cour est précédée d'une autre de forme hexagonale, ainsi que de "Propylées" ou entre monumentale.

La ville conserve encore d'autres vestiges importants datant de l'époque islamique. C'est le cas de la grande mosquée, construite à l'époque des omayyades avec des matériaux empruntés aux monuments antiques et d'une autre mosquée construite à l'époque mamelouk près de la source Ras el Aïn.

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